Les jeunes existent-ils en Ile de France ?

jeunes en Ile de France

En tout cas, pas aux yeux du Conseil Economique Social et Environnemental de la Région Ile de France. Dans cette institution chargée d’assister le Conseil Régional dans ses décisions aucune organisation représentant la jeunesse n’est appelée à siéger. Le CESER, selon son propre site, émet des « rapports et avis [qui] constituent de véritables documents de référence qui “concourent à l’administration de la Région”. Une vingtaine de rapports et d’avis environ sont rédigés chaque année. »

L’un de ses rôles est de travailler sur les questions d’éducation et de Formation. À ce titre, le CESER est appelé à s’exprimer sur des questions telles que la Formation Professionnelle, l’Apprentissage, l’Alternance…

Alors que les moins de 25 ans représentant 4 millions de personnes en Ile-de-France, que les apprentis sont 80 000 dans cette même région, que l’emploi des jeunes est régulièrement appelé « grande cause nationale », que de nombreux plans sont élaborés pour son accès à l’emploi…aucune association ne la représentant n’est amenée à siéger ?

Aucune association, tenue par des jeunes, pour des jeunes, n’a son mot à dire dans notre République ? La plus grande région d’Ile de France peut-elle se permettre de ne pas écouter sa jeunesse de manière constructive ? En Ile de France, il n’y a pas que la jeunesse des beaux lycées ou celle des banlieues, qui sont toutes deux des clichés répandus. Il y a surtout une jeunesse qui doit préparer son avenir, qui doit donc pouvoir d’adresser directement à ses aînés, au moins sur les sujets qui la concerne. Laissez-la jeunesse se former, laissez-la s’exprimer. La jeunesse n’est pas qu’un réceptacle à politiques sociales, de gauche ou de droite. Elle le devient quand on l’ignore.

Des centaines de milliers de jeunes en France font de leur mieux pour imaginer un futur dans un contexte moribond, et doit donc faire preuve de beaucoup d’imagination pour ne pas baisser les bras ! Ces jeunes ont même le malheur d’être formés, et de vouloir s’exprimer !

Comment, au 21ème siècle, est-il possible d’ignorer ainsi tout un pan de la population. La « jeunesse à papa c’est fini ! ». Les modèles de papa ne marchent de toute façon plus. Et nous, nous le savons très bien !

Nous nous formons nous même, nous formons nos aînés aux nouvelles technologies, nous n’avons pas l’idée d’une carrière dans une seule et même entreprise, ou même secteur. Nous sommes dynamiques, jeunes, souhaitons participer à la vie de la République…et cela nous est tout simplement refusé par une préfecture.